Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /2010 19:37

 

 

Rébecca Thorine, sur le palier de son appartement , hésite. A-t-elle bien donné les bons médicaments à son mari qui s’est réveillé quand elle écrivait ?  Il s’est rendormi,  dès qu’il a pris ses médicaments.  Son mari souffre de douleurs.  Douleurs de la nuit, de la vie, de l’Afrique.  Il a l’Afrique dans sa tête et vit dans une cité en région parisienne. Pas facile, pas facile, pense Rébecca Thorine

Elle abandonne son panier et son sac de travail sur le palier. Elle ouvre l’appartement. D’un petit pas rapide, elle se dirige vers sa chambre. Enlève, à l’entrée,  ses mocassins beiges. Délicatement, elle pousse la porte. Ses yeux s’habituent, instantanément, à la pénombre.  Elle marche sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller son homme malade. Elle allume la lampe de chevet sur la table de nuit. Vérifie les médicaments, à côté du verre et de la bouteille d’eau. Pourquoi a-t-elle eu peur ? Pourquoi ce doute ? Pourquoi ? Pourquoi ? Elle repart avec de nombreuses questions dans sa tête. Il est temps de ne plus douter, se dit-elle quand elle ressort de l’appartement et qu’elle referme la porte à double tour. Rébecca Thorine reprend son cartable et son panier en osier recouvert d’un linge blanc. Elle glisse les clés de l’appartement dans son sac à main beige à  grande bandoulière. Elle appelle l’ascenseur. Elle n’a pas accompli tout ce qu’elle avait prévu.. Prévoir n’est pas faire, se dit-elle.. Il faudra qu’elle écrive cette phrase sur son grand cahier de notes. « Prévoir n’est pas faire ».  Elle philosophera sur cette phrase, dès qu’elle sera à la retraite. Dans quelques heures…

 

Le train n’est pas en retard. Il roule vers le cœur de Paris. Rébecca est satisfaite.  Son sac et son panier sur la banquette, en face d’elle,  ne risquent rien.  Elle est seule dans le compartiment. Personne ne l’ennuie.  Elle retire  de son sac à mains, son carnet de notes et son livre de philosophie. Elle écrit et lit,  jusqu’au terminus.

 

 

 

 

 

 

Dans la grande gare du Châtelet, elle cherche l’horloge du regard. L’horloge s’est arrêtée. Qu’elle heure est-il ? Le soleil brille-t-il, à présent ?  Elle n’a pas le temps de chercher ses lunettes dans son sac pour regarder sa montre à son poignet. Ne l’aurait-elle pas oubliée ?

Elle ne se retarde pas.  Elle marche de son petit pas rapide dans les couloirs du métro.   Elle est très étonnée que personne ne la bouscule. Très surprise que la foule soit moins compacte que les autres matins. Quelle heure est-il ?

 Pas d’affolement !  Elle ne passera pas à l’Université comme elle en a l’habitude. Elle ira directement à la réunion. 

 

Rébecca Thorine  atteint,  sans encombres, le quai du  RER B. Surprise !  Un attroupement fourmille sur le quai.  Le réseau est-il perturbé par un mouvement de grève ? Est-il perturbé par un incident technique ou un accident ? Pas d’annonce dans les micros. Rien.  Un silence de plomb règne sur  la foule qui s’agglutine le long du quai.  Rébecca Thorine  se recule et contourne les allées

A suivre....

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /2010 20:32

 

Nouvelle

 

 

 

 

La surprise de Rébecca Thorine

(1)  

 

 

Rébecca  Thorine se  lève  de très bonne heure. Sans bruit, elle saisit ses habits, rangéss, la veille, sur la chaise en bois, près de son lit. Sort. Referme doucement la porte de la chambre. Allume la lampe dans le couloir. S’enferme dans la salle de bains.

 

 Vêtue de son élégant tailleur ; petite veste et pantalon en Tweed beige, elle traverse le salon. Elle  ressent, en ce matin,  le vide de l’appartement. Un appartement que ses deux enfants ont quitté, l’un après l’autre, l’an passé. Un triste anniversaire, pense Rébecca Thorine. Elle n’avouera à personne cette pointe de tristesse. Ne jamais avouer ses émois.  Elle cherche ses mots, en un murmure. Non, pas ce matin, se dit-elle. Elle ne philosophera pas. Elle  a une foule de travail  à terminer. Elle va   planifier pour éviter de philosopher. Une bonne  idée qui a surgi dans sa nuit,  presque,  blanche.  Elle se dirige vers la cuisine,  énumère l’ensemble des tâches à effectuer avant de se rendre à son travail. 

  

Rébecca Thorine, dans sa cuisine, boit  son café en contemplant le ciel et les nuages qui se profilent derrière la baie vitrée. Elle ne philosophe pas.  Elle  voyage au gré des nuages dans le bleu -nuit, voilé de l’aube.

 

Elle ouvre le réfrigérateur. Elle glisse les plats, en métal argenté, enveloppés de papier aluminium, dans un grand panier en osier. Elle a préparé des mets salés. Ses collègues apporteront les mets sucrés et les boissons. Rébecca Thorine fête,  à midi, son départ à la  retraite. Elle quitte son poste d’assistante sociale au Centre Régional des œuvres universitaires. Administration dont  elle dépend.

Elle n’est pas triste.  Rébecca Thorine ne pleure pas. Elle ne ressent que le vide de l’appartement quand elle est dans le salon ou  dans les chambres de ses grands enfants. Elle aurait dû les inviter à la fête de son départ à la  retraite. Pourquoi ne leur a-t-elle pas téléphoné, hier soir ? Ah ! Oui, elle avait l’intention d’étudier les dossiers des étudiants  et de téléphoner à ses enfants.  Rébecca Thorine n’a téléphoné à personne. Elle n’a ouvert aucun de ses dossiers. Elle a choisi dans la bibliothèque du salon, un livre de philosophie et s’est perdue, jusqu’à minuit,  dans son livre passionnant.

 

Vite. Vite. Elle pose le grand panier en osier sur la table et se dirige vers son bureau,  dans le salon. Elle presse sur le bouton noir de son ordinateur. Elle n’aime pas tellement l’ordinateur. Elle n’est pas une informaticienne. Elle est philosophe et assistante sociale.  Elle sort de son cartable en cuir noir, les dossiers et son grand cahier.  Elle étudie un peu les dossiers. Les entretiens avec les étudiants défilent dans sa tête. Vite. Vite. La souris. Clique. Clique. Elle frappe sur le clavier.  Tic tac, tic tac, résonne le clavier comme une horloge à la campagne qui fonctionne au ralenti.  Elle n’est pas dactylographe, se dit-elle. Elle devrait apprendre la dactylographie. Une bonne idée ? Excellente.  Elle écrirait ses évaluations sociales  rapidement..  Non. Pas ses évaluations. Il est trop tard.

La dactylographie lui sera utile quand elle reviendra à la faculté ou à la bibliothèque.  Elle emportera son ordinateur portable. Elle écrira les cours directement. Elle ne rêve pas, Rébecca Thorine. Elle ne peut pas quitter  l’Université. Elle aime les étudiants.  Elle aime les livres et  leur odeur.  Les conférences des professeurs. Elle est « tombée » en addiction de l’Université,  dès qu’elle a commencé à y travailler. Rébecca Thorine va s’y inscrire en  thèse de  doctorat.  Elle aime la philosophie.  Mais ce matin, elle n’a pas le temps de philosopher.  Elle tape avec deux doigts sur le clavier noir et blanc  de son ordinateur, les évaluations des  12 dossiers qu’elle présentera à 9 Heures 30, à la commission d’action sociale du Centre régional universitaire. Dernière réunion. 



A suivre........

 

 

 


 

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Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /2010 23:32

 Concours de nouvelles

Organisés par La lampe de Chevet

 

 
Concours mensuels
  
réservés aux adhérents
  
  
  
  
Les gagnants du mois de MAI 2010 sont :
  
Clémentine SÉVERIN pour sa nouvelle
 
 
 
Micheline GIOAN pour son poème
 
  cliquer là :
 
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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /2010 20:36

 

 

 

 

 


 


 

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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /2010 10:57

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

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