Samedi 18 juillet 2009
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21:00
photo de Bernard "le petit écureuil roux"
L’inconnu
Me reconnaissez-vous ? Je suis l’inconnu. Celui que personne n’aperçoit derrière les nuages. Les nuages qui voguent derrière les platanes de l’avenue
Marceau.
Que se passe-t-il, pourriez-vous me demander ? Pourquoi une telle agitation dans cette ville ? Pourquoi la boulangère s’est-elle enfuit ? Pourquoi Linou
le petit écureuil roux et Martin, l’oiseau jaune et bleu ne sont pas revenus sur leur territoire, près de l’arrêt du bus Marceau ? Pourquoi ai-je vu Pierre, un ami de la boulangère, quitter
la ville complètement affolé ? Où allait-il ? Rejoignait-il la boulangère ? Pourquoi ne sont-ils pas revenus ? Pourquoi les oiseaux sont-ils malades ? Pourquoi les arbres
sont-ils tristes à mourir ? Pourquoi le ciel s’est recouvert de gris depuis des jours et des jours ? Pourquoi cette pluie qui ne cesse de raviner le ciel et la terre ? Un
désastre ? Pourquoi ?
Je suis allé cueillir quelques informations auprès de Loïc et de Léonard, les deux pet its danseurs pour la paix du monde.
Malheureusement, ils ont quitté l’arrêt du bus. Se doutaient-ils que je passerais ? Ils m’ont laissé un mot écrit sur une feuille grillée par cette pollution, ou le poison
qui tue les arbres. Ils me
disent qu’ils ont été appelés par Martin, l’oiseau jaune et bleu. Il leur a demandé de venir en urgence dans le bureau d’Alexis et de Bernardin, les agents de la protection des animaux et de la
nature. Où se situe cette agence ? Qui sont Alexis et Bernardin ? Les petits danseurs pour la paix du monde pensent-ils que je connais tout et tout le monde ? Non. Ils ont écrit ce
message en urgence. Eux aussi ont été pris dans cette spirale infernale qui entraîne tout le monde vers un danger.
Qui peut me donner des renseignements au sujet de cette agence de la protection de la nature et des animaux ? Cette
question trottine dans mon esprit jusqu’au passage du lapin géant. Pierre, le lapin géant me sourit en me
montrant ses jolies dents blanches. Il sourit souvent pour cacher ses inquiétudes. Il me salue. Il est, en effet,
très ; inquiet. Il n’a pas revu les oiseaux. Les oiseaux qui étaient tristes à mourir. Leur tristesse se
manifestait dans leurs yeux. Des yeux noirs sans teint, sans aucune lumière, me dit-il sur un ton navré. .
Pierre, le lapin géant se désespère. Il ne pense pas qu’Alexis et Bernardin, même, aidés par Linou, le petit
écureuil roux, pourront sauver les arbres et les oiseaux. Il n’y croit pas, dit-il sur un ton affligé. . Il veut
bien m’accompagner à l’agence de la protection de la nature et des animaux, mais il n’y croit pas répète inlassablement, Pierre le lapin géant.
A suivre..

Par clem22
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Dimanche 12 juillet 2009
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17:21
photo de Bernard (l'écureuil de Pau)
Histoire sans fin (8)
La boulangère
La boulangère va et vient dans la boulangerie. Elle jette un coup d’œil vers la fenêtre. Elle ne comprend pas que Martin l’oiseau jaune et bleu et Linou le petit
écureuil roux, ne soient pas revenus. Il est vingt heures. L’heure de la fermeture de la boulangerie. Elle prend son sac à mains dans le bureau derrière la boutique. Elle éteint la lumière, ferme
la porte à clé, et baisse le sas. Elle sort dans la rue. Où aller ? La nuit descend. L’orage gronde, au loin. Le vent se lève. La pluie ne
cesse de tomber. A-t-elle bien fait de sortir pour chercher Linou le petit écureuil roux et Martin, l’oiseau jaune et bleu ? Elle marche sous la
pluie et le vent cingle son visage. Elle doit continuer à les chercher, se dit-elle. Elle court. Elle court. Elle s’arrête parfois sous un arbre. Elle
est loin de la boulangerie. Elle n’a toujours pas aperçu Martin et son ami Linou, l’écureuil roux. Où sont-ils ? Elle envisage de rebrousser
chemin quand son téléphone portable sonne ? Elle le cherche dans son sac à mains. Pourvu que la sonnerie ne s’arrête pas ! Le voilà, se dit-elle tandis que la musique du portable retentit
toujours. Elle appuie sur la touche verte. Elle entend un drôle de son. Elle écoute encore une fois… Elle va raccrocher quand elle pense à
Martin, l’oiseau jaune et bleu. Martin chante. Elle écoute le chant de Martin. Une plainte. Un message ? .. Un message qu’elle comprend. Martin
lui indique l’endroit où il est. Elle connaît bien cet endroit. Elle prendra=2 0le bus. Ce sera plus facile, se dit-elle. Elle ne subira pas les tourments de la pluie qui ne cesse de raviner le
ciel et la terre. Elle traverse la chaussée et se dirige vers l’arrêt du bus. L’horaire du prochain bus est affiché. Attente de trois minutes. Pas trop long, se dit-elle. Le bus, sera-t-il à l’heure par ce temps gris et de brouillard épais qui engloutit la ville ? Un désastre. Linou et Martin sont-ils en danger ? Les
arbres et les oiseaux sont en danger. L’y est-elle ? Elle guette l’arrivée de l’autobus, sans réfléchir, regrette de ne pas avoir le temps de
passer à la boulangerie. Elle aurait rempli un panier d’osier avec tout ce que Linou et Martin apprécient. Des noisettes, des chaussons aux pommes, des
biscottes et du bon nutella. Non, elle n’aura pas le temps. Le bus s’arrête. Le chauffeur descend. Il est désolé dit-il aux passagers. Il doit attendre son remplaçant. Son remplaçant qui lui a
téléphoné et qui annonce un retard de dix minutes. Les passagers attendris par la politesse de ce chauffeur montent dans le bus en silence. Elle
reprend son téléphone portable. Elle appelle son ami Pierre. Ne pourrait-il pas l’accompagner à l’agence de la protection de la nature et des animaux ? Pierre n’hésite pas un instant.
Ils iront ensemble sauver Martin, l’oiseau jaune et bleu et Linou, le petit écureuil roux. Il sera à l’arrêt du bus dans trois minutes.
Par clem22
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Mardi 7 juillet 2009
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22:33

Linou le petit écureuil roux,
Martin, l’oiseau bleu et jaune m’accompagne. Pourquoi m’accompagne-t-il ?
Il me suit partout. A-t-il peur que je reparte dans mon monde. Le monde des écureuils roux ? Je n’ai pas le temps de penser. Je cours dans
l’avenue de la République. Je dois rencontrer Alexis et Bernardin à l’agence de la protection de la
nature et des animaux. Ils m’aideront à sauver les oiseaux de leur triste sort et à rechercher l’auteur de la menace qui plane sur les arbres et les oiseaux. Tous les oiseaux. Tous les
arbres.
Je suis devant une grande grille verte. Je sonne et personne ne répond.
Martin, l’oiseau jaune et bleu, survole la grille et me fait signe de passer entre les barreaux du portail. Pourquoi pas ? En ai-je le droit ? Le monde ici, est tellement
réglementé ! Je franchis le portail. Cours sur des dalles blanches. Autour de moi, des arbres, des pelouses. Triste s pectacle. Et demain, ce
sera pire. La menace est mise à exécution, me dis-je, en sonnant à la deuxième grille de cette résidence bien fermée. Personne ne répond. Je franchis la grille en passant à travers les barreaux
en fer forgés. Je marche, à présent, sur des pierres grises et blanches. Au loin des arbres qui perdent déjà leurs feuilles. Triste décor.
Je sonne à une porte. Personne ne répond. Martin l’oiseau bleu et jaune
n’hésite pas. D’un coup de bec, il sonne et compose un numéro. Le numéro semble magique. La porte
s’ouvre. Je traverse un grand couloir. Martin me prévient que je vais devoir prendre l’ascenseur. Oui, je me souviens bien.. Une sorte de boîte qui nous conduit aux étages. Martin m’accompagne
toujours quand j’atteins le troisième étage. Que suis-je venu faire dans un tel endroit ? N’aurais-je pas dû repartir dans mon monde ? La porte s’ouvre automatiquement.. De la
magie ?
Non. De l’électronique répond
Martin en ouvrant une autre porte.. Combien de portes en tout ? Je n’ai pas le temps20de compter. J’entre dans une grande salle.
La chaise verte. Je me souviens. Je n’ai pas oublié. Je n’ai pas pu oublier cette chaise que je croyais magique et qui ne l’était vraiment pas.
Alexis et Bernardin, où sont-ils ? Pourquoi la pièce, aux immenses baies vitrées et au décor sobre, est-elle vide ?
A suivre..
Par clem22
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Samedi 4 juillet 2009
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09:29

L’inconnu (histoire sans fin 6)
Je suis l’inconnu de l’avenue Marceau. Personne ne me voit. Je vis dans les nuages. Les nuages qui voguent près des arbres de
l’avenue et que personne ne voit. Je suis seul dans les nuages. Depuis combien de temps, suis-je là ? Des années ? Le temps ne compte pas
pour un être invisible. Ma mémoire est celle du temps. Le temps ? Ce matin, il pleut. Une pluie
d’orage s’est abattue durant la nuit et se calmera dans la journée. Sans aucun doute.
Linou le petit écureuil roux vient de quitter l'arrêt du bus Marceau. Où est-il parti ? Martin l’oiseau jaune
et bleu l’accompagne. A-t-il peur que Linou se perde en chemin ? Linou ne se perdra pas. Linou veut toujours repartir dans son monde des
petits écureuils roux. Je le sais bien et Martin, l’oiseau messager, le sait bien. Linou le petit écureuil roux ne se plaît plus sur cette terre,
dans cette ville. Il ne comprend pas le monde des humains, toujours à s’entre-déchirer, à se battre. Un monde où chacun se croit le plus fort, alors, que personne ne peut être plus fort que le
temps, que la nature. Personne. La seule consolation de Linou est d’accomplir sa mission. Linou console les oiseaux et les oiseaux le consolent.
Réussira-t-il la mission pour laquelle il est revenu dans cette ville ? Mission
périlleuse. Linou sera aidé. Quelqu’un l’attend. Quoiqu’il se passe quelqu’un l’attend. Linou ne repartira pas. Je le sais bien.
à suivre..

Par clem22
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Lundi 29 juin 2009
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11:44
La boulangère
Avenue Marceau
Chers lecteurs, chères lectrices,
Je n’ai pas beaucoup de temps pour écrire. Je prends cinq minutes ce matin pour vous adresser cette lettre. Le temps est
merveilleusement beau. Un soleil éclatant sous un ciel bleu. Une promesse de l’infini ? J’aimerais, j’aimerais.
Un espoir de l’infini ? J’aimerais, j’aimerais. Nous aimerions, tous, que la grisaille disparaisse de nos vies. Ne
pensez-vous pas ? Linou le petit écureuil roux qui voulait repartir dans son monde n’est pas reparti. Il représente une promesse de l’infini. Il a discuté avec Loïc et Léonard, les petits
danseurs pour la paix du monde, à l’arrêt du bus Marceau. Ils ont cherché une solution pour que les arbres ne soient plus aussi tristes dans cette avenue et dans l’avenue de la République. Ils
ont cherché une solution pour les oiseaux du parc au coin de la rue Jean-Pierre Timbaud et de l’avenue de la République. Les oiseaux du parc ne
mourront pas, j’en suis certaine. Ce soir, Linou et les petits danseurs auront trouvé la solution pour remédier à un tel désastre. J’en suis
convaincue. Le soleil et le ciel bleu, les nuages blancs qui voguent dans le ciel, le prédisent. Ils rayonnent en un espoir infini. Ils ne peuvent pas nous trahir, trahir de beaux oiseaux, des
êtres innocents. J’entends, dans le jardin en face de ma fenêtre, Martin, l’oiseau jaune et bleu chanter. Martin est mon ami. Il ne m’a jamais abandonnée
et il a écouté ma plainte quand je me suis aperçue que les oiseaux du parc du coin de l’avenue de la République et de la rue Jean-pierre Timbaud encouraient un très grave danger. Il chante dans
le jardin.
Dans l’attente de vous communiquer d’autres informations, croyez, chers lecteurs et chères lectrices, en ma
considération la plus sincère.
La boulangère.

Par clem22
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