Lundi 28 décembre 2009 1 28 /12 /2009 18:27
Pigeons


A suivre....


Amarante pointé

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Mardi 22 décembre 2009 2 22 /12 /2009 10:22













A suivre...

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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 20:56


Mésange bleue


Le 15 décembre 09

La boulangère

Le travail. Le travail. Encore le travail. Je n’ai plus envie de travailler depuis tellement longtemps que j’ai oublié le jour où j’ai ressenti cette lassitude au fond de mon être. La lassitude, dès le matin, quand j’ouvre la boulangerie est parfois éprouvante.

 Les premiers clients arrivent sans même me saluer. Pas de bonjour. Pas d’au revoir. Pas de sourire. Des mines tristes de ne plus sourire. Des mines tristes d’être toujours pressés ou oppressés. Eux aussi ont oublié. Mais ils ont, simplement, oublié la politesse. Un peu de courtoisie ne peut pas blesser.

Je pense à tout cela quand Pierre le lapin géant ouvre la porte de la boulangerie. Pierre le lapin géant me dit qu’il ne s’en ira plus. Il ne quittera plus notre ville. Il continuera à ouvrir les portes des résidences aux enfants qui ont perdu leur clé ou les codes des grilles. Il préfère être un ange qu’un humain. Il m’avoue qu’il n’est jamais parti. Il avait bien pris le train, mais il est resté enfermé dans le kiosque à journaux de la gare Saint-Lazare. Il a lu tous les livres. Il a lu toutes les revues. Pendant des jours et des nuits, il a lu. Il a beaucoup appris sur la vie des humains. Il préfère la vie des anges sur terre , la vie simple comme ouvrir les portes aux enfants perdus. Il a encore beaucoup de travail, me dit-il,  sur un ton convaincant.

Je suis heureuse de retrouver Pierre le lapin géant. Un ange sur terre qui est venu sauver des enfants, tous les enfants qui ont perdu des clés ou des codes. Je me dis qu’il est tellement grand que pour lui chaque personne doit être un enfant. Nous sommes  ses enfants à qui il ouvre des portes.
 
Pierre le lapin géant sort heureux de la boulangerie. Je sais qu’il sera toujours là. Il ne quittera pas Martin l’oiseau jaune et bleu qui n’aura pas pu retenir Linou le petit écureuil roux. Linou le petit écureuil qui voulait partir est enfin parti. Nous ne sommes pas tristes. Il est heureux. Il avait accompli sa mission et il s’en est allé avec l’ange bleu, ce matin là, à la gare Saint-Lazare. Là où je ne reviendrai plus  jamais.

 

FIN





Je remercie tous les lecteurs et lectrices d'avoir suivi  cette histoire et pour l'avoir commentée avec beaucoup de considération.

A bientôt pour d'autres histoires dans un autre domaine. 

Clémentine S.
 

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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 21:16





Linou le petit écureuil roux. 
 
Je me dis que la boulangère va être inquiète, dès que je sors de la gare, poussé par une force inouïe. Je me dis que Pierre le lapin géant, doit être par là. et je dois aller sur ses pas. J’aimerais, déjà, rebrousser chemin et revenir sur le parvis pour regarder défiler les trains.  Je ne peux plus m’arrêter de courir. La force qui m’entoure me pousse dans les rues de Paris. Je ne sais pas où je vais. Qui me conduit  depuis que j’ai entendu le cri strident dans la gare ou ses alentours ? Je n’en sais plus rien. Je ne veux, peut-être, pas le  savoir. Plus savoir où je vais. Ne pas connaître le sens du cri.  Ne plus chercher à savoir ce qui me pousse.  Ne plus rien savoir me protège de mes peurs. Du moins, j’aimerais le penser. Je ne pense plus quand j’entends la sonnerie de mon Iphone. Je saisis l’iphone bien caché dans mon petit sac en bandoulière. Je regarde le message qui s’affiche. Pierre le lapin géant m’apprend qu’il est à la gare. Je ne reconnais pas l’écriture de mon ami. Le style a changé. Je me dis que ce n’est pas lui qui me passe un SMS. Ce n’est pas lui, j’en suis convaincu. La force m’entoure toujours, mais elle me plaque dans le parc où je me suis arrêté. Je me dirige vers le banc. Et je le vois, Lui. Je vois l’ange bleu. Il descend de son nuage blanc. Je me demande pourquoi m’a-t-il conduit, jusqu’à ce parc. Que me veut-il ? Je ne vois plus que lui. Je n’entends que sa douce mélodie. Je ne sens que son souffle comme une aile d’oiseau qui fend l’air . Je ne vois plus que l’ange bleu. Je me dis qu’il est beau. Son regard est doux. Sa voix n’est pas une voix, rien qu’une mélodie. La mélodie est un chant de l’infini. L’ange bleu vient de l’infini. Il est l’infini. Je suis dans l’infini. Il m’entoure de son amour. Un amour infini. Je suis avec lui, dans son champ, dans son infini. Je ne vois plus que l’ange bleu et j’oublie tout ce qui se passe autour de moi. J’oublie les trains. J’oublie Pierre le lapin géant. J’oublie la gare. J’oublie. J’oublie. Je suis sur un nuage. L’ange bleu me conduit sur son nuage. Je traverse l’infini. L’infini me plonge dans un bonheur infini. Je vogue loin de ce monde. Je m’envole. Je disparais.  L’ange bleu m’emmène avec lui dans son monde. Je le sais bien. J’avais oublié notre rendez-vous, mais lui ne l’avait pas oublié. Je suis enfin heureux. 
 
Linou le petit écureuil roux. 
 

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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /2009 22:59







La boulangère,

 

A la gare Saint Lazare, à côté, du kiosque à journaux fermé, Linou le petit écureuil roux et moi, nous regardons les trains passer en surveillant, parfois, l’arrivée, éventuelle, de Pierre le lapin géant.

J’aime regarder les trains. J’aime regarder les gens qui descendent ou qui montent dans un train. J’aime regarder la foule qui se dirige d’un pas de course, vers les stations de métro ou ailleurs. Une foule compacte. Une foule calme et bruyante de silence. Je me demande à quoi pensent tous ces gens ? J’aimerais qu’ils s’arrêtent de courir, qu’ils prennent un peu de temps comme j’aimerais en prendre un peu. J’aime, aussi, ne pas en prendre. J’aime cette course folle. Peut-être, ai-je l’impression de courir vers un absolu. ? J’aimerais que le silence me conduise vers l’absolu. J’y pense jusqu’au moment où je refuse d’y penser.

Ce matin-là, je ne pas cours vers un absolu.

 

Dans le silence bruyant de la gare et son perpétuel mouvement, un bruit retentit. Un cri strident me fait sursauter. Je pense à Pierre le lapin géant. Allez savoir pourquoi ? Une intuition ? Un pressentiment ? Je n’en sais rien.

Je ne suis pas seule à entendre le cri. Linou le petit écureuil roux saute du cabas et se faufile parmi la foule qui court toujours vers les bouches de métro ou vers les trains de banlieue. Ont-ils entendu le cri presque humain ?

Ils courent. Je leur en veux, presque, de courir sans se retourner, sans se questionner sur ce cri qui retentit encore dans mes tympans.

 

 

Je cours entre les files d’attentes pour rattraper Linou le petit écureuil roux. Il est difficile de le suivre. Je l’aperçois quelques secondes. Un instant après, je le perds de vue. Je crois qu’il est d’un côté. Il n’y est pas. 
Lasse de cette foule et de ne plus voir Linou le petit écureuil roux, j’emprunte l’escalator pour descendre sur le parvis.

 

Les lumières sont, encore, allumées. La foule se disperse. Un vent froid se lève. Les oiseaux dorment sur les panneaux publicitaires ou se blottissent sous les toits éclairés par des lampadaires. Ils forment des boules dorés dans le bleu marine de la nuit qui se dissout peu à peu. Je n’aperçois toujours pas Linou le petit écureuil roux. Je n’aperçois toujours pas Pierre le lapin géant. Je me sens, soudainement, triste et un peu découragée. Où aller ? Je rebrousse chemin. Il me faut revenir dans la gare. Reprendre l’escalator. Me faufiler parmi les gens. Me faufiler parmi la foule. Les kiosques ont ouvert leur porte, les uns après les autres.

Je me dirige vers celui qui se situe au fond de la gare, près de la voie qui dessert les villes les plus proches de Paris. Le kiosque est bien ouvert. Les lumières sont allumées. Le sas est levé. Les gens avancent vers les journaux. J’avance vers le kiosque. J’avance. Mes yeux se posent vers une forme que je reconnais. Quelqu’un qui s’est travesti en être humain et qui ne l’est pas. J’en suis certaine. Convaincue. Je souris intérieurement. Pierre le lapin géant, dans le kiosque, compose un SMS. Il est là.

 

A suivre..
 

 

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