Samedi 24 juillet 2010 6 24 /07 /2010 07:55

 

Claire Colombe court sur le trottoir du boulevard du Port Royal. Pas un oiseau dans les arbres, ce soir. Pas un piéton sur le boulevard. Des voitures bloquées.  Des bus bloqués. Les sirènes de pompiers.  La police et les militaires armés jusqu’aux dents,  dégagent  les automobilistes. 

 

Claire Colombe n’a plus aucun doute. Les manifestants ne sont pas des manifestants. Aucune farandole. Aucun haut-parleur. Rien. Que le bruit de la horde qui se rapproche et scande, de ses lourdes chaussures,  le pavé du  boulevard. Une horde de militaires et de policiers.

 

Claire Colombe s’enfuit et essaie de prendre la première rue à droite du boulevard. Impossible. La police et les militaires bloquent la rue.

La police arrête Claire Colombe.

Claire Colombe montre sa carte d'identité et sa carte professionnelle. Elle  explique qu’elle sort de son travail.

 

La police la supplie de s’en aller,  très vite. Comment sortir de Paris ? Les artères de la place et toutes les rues sont bloquées par les  militaires et la  police ? 

Claire Colombe n’attend pas la réponse de la police, froide et austère. Elle court, court sur le trottoir. Elle court sous la pluie, emportée par le vent, sans comprendre les événements dont elle est témoin. Il pleut à torrent sur  Paris.

 

  Elle sonne à une porte cochère. Elle sait que quelqu’un l’attend, ici, et pas ailleurs.

 

 A minuit, Claire Colombe est assise dans un petit parloir du  couvent des Augustines.  Elle a posé ses hauts talons. Elle a chaussé des pantoufles légères.  Elle a revêtu une robe de religieuse. Ses habits, son chapeau noir, son sac à main,  sèchent dans la buanderie du couvent. 

 

Sœur Dominique de Sainte Augure l’a reconnue, immédiatement, quand elle a ouvert la lourde porte en bois.  Sœur Dominique de Sainte Augure  est toujours  aux anges de revoir sa meilleure élève  du  lycée Sainte Marguerite où elle a enseigné la philosophie pendant  trente et quelques années. Elle n’oublie pas  que sa meilleure élève a obtenu 18/20 en philosophie à son baccalauréat de lettres modernes.

Sœur Dominique de Sainte Augure est comblée quand elle apprend que Claire Colombe a su marier, subtilement, le management et l’humanitaire dans un service public qui a la vocation d’aider les étudiants.

 

Claire Colombe dans ce parloir sobre, ne  grelotte plus  de froid sous la pluie torrentielle. Les mots, les souvenirs, la présence de Sœur Dominique de Sainte Augure la réchauffent et la rassurent.

 

Elles sont loin, l’une et l’autre, des événements qui frappent Paris. Un attentat a eu lieu à 19 heures cinquante huit minutes  dans la Tour du Montparnasse. La haute tour, en plein milieu de Paris,  a été pulvérisée. 

 

Fin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

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Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /2010 16:35

 

  paris-de nuit-la-seine©bodha08 439.JPG

 http://eva.kolibria.com/sites/bodha/index.php/gallery/europe/paris-la-nuit/paris-de-nuit-la-seinebodha08-439#gallery

(le lien vers cette superbe photo)

Paris, un soir de pluie (2) 

 

 Pourquoi les sirènes retentissent-elles brusquement ? Pourquoi le ciel, est-il aussi sombre et menaçant ? Il pleut sur Paris.

 Claire Colombe, de l’abribus, essaie d’appeler un ami de  son téléphone portable. Le téléphone ne fonctionne plus. Elle ne peut pas, non plus,  envoyer de SMS. Comment sortir de cet abribus ?  Le vent et la pluie fouettent son visage et ses jambes.

  Elle se retourne. Traverse le boulevard Port Royal en se faufilant derrière les voitures qui ne cessent de klaxonner. Elle  se précipite vers le RER. Les portes sont fermées. Des militaires montent la garde sur le parvis. Personne ne passe. 

Claire Colombe  maudit les grèves de trains, du RER, de  bus. Elle maudit les manifestants qui remontent le boulevard du Montparnasse.. Il pleut sur Paris.

 Elle interpelle le rare piéton qui s’avance vers elle.  Le piéton lui prête aimablement son téléphone portable. Le portable ne fonctionne pas non plus. Le piéton est catastrophé. Comment sortir de Paris ?

 Claire Colombe a l’habitude de chercher et de trouver des solutions à de nombreux problèmes. La preuve ? Manager, gérer un budget très important  et réformer un service de vingt cinq personnes !   Beaucoup de soucis. Des soucis et des problèmes à résoudre.  

Claire  Colombe ne s’inquiète pas.. Elle s’élance vers une voiture aux fenêtres ouvertes.  Elle explique, demande un téléphone.  Le chauffeur annonce que plus rien ne fonctionne. Les militaires qui siègent à côté de la police ont brouillé les lignes téléphoniques, les radars, tous les moyens de communication...

Pourquoi ? Claire Colombe ne comprend pas. Le chauffeur ne comprend pas. 

Elle court vers un petit  commerçant. Le commerçant n’entend pas la voix affaiblie de Claire Colombe. Il ferme rapidement sa boutique et laisse tomber le sas en un bruit violent.  Il est tard. Vingt et une heure trente. Le commerçant, ouvert jusqu’à 22 heures, a-t-il peur que des casseurs saccagent sa boutique ?

 Les manifestants avancent vers le boulevard Port Royal, en une troupe silencieuse et menaçante. Troupe encadrée de policiers et de militaires.  Il pleut sur Paris.

 

 

A suivre....

 


 

Par clem22 - Communauté : *la*muse*bleue*
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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /2010 22:15

 

 

 

A l'attention de madame M.S. responsable du service social.

Avec la participation de Mirna pour les noms et prénoms du personnage principal.  

 

 

 

Nouvelle

 

 Paris, un soir de pluie,

 

 

 Claire Colombe, Manager du service social au Centre Régional est seule dans son bureau. Un bureau rectangulaire, dont les fenêtres s’ouvrent sur le boulevard Saint-Michel. Elle est plongée dans l’étude de ses dossiers. Non. Un seul dossier, ce soir, la préoccupe. Un dossier sur lequel,  elle a travaillé pendant des heures et des heures. 

 

La réforme de son service est un dossier explosif. Elle doit  ménager,  les uns et les autres.  Elle le sait bien. Elle les a ménagés et « managés », se dit-elle,  quand elle décide de quitter « l’appartement. »

 

Elle se lève de son grand fauteuil en cuir noir.  Elle ouvre le tiroir de l’armoire,  à droite du bureau. Elle saisit une  brosse et un peigne. Son visage se reflète dans le miroir  collé au mur,  entre la porte et l’armoire. Elle est  une très belle femme. Son âge mûr lui sied,  à merveille. Très peu de rides sur ce magnifique visage aux grands yeux bleus, à l’expression étrange.

Claire Colombe brosse ses cheveux énergiquement et les coiffe soigneusement.  Elle tient à son élégance, même, en fin de journée.

 

Elle essaie son chapeau noir. Oui, il lui va bien. Elle n’oublie pas ses lunettes noires qu’elle avait glissées dans son grand sac à main blanc et doré  en cuir. Un cuir très fin

 

Elle enfile son manteau en cuir,  trois quart,  couleur chocolat. Elle retire de sa poche son MP4,  dernier cri. Des écouteurs blancs et dorés,  surgit une douce musique.

 

Elle éteint la lampe sur son bureau et jette un coup d’œil à la fenêtre. Il pleut. Il pleut sur Paris. La musique résonne dans ses tympans et dans son cœur. Adieu tristesse de la pluie.

 

Elle sort de son bureau.   « L’appartement » est vide. Depuis quand sont partis : son adjointe, les deux assistantes sociales  et les secrétaires,  sans qu’elle n’y prête attention ? Elle ne sait plus.

 

Elle ferme  « l’appartement » à clé et descend les trois étages à pied. Plus personne dans les couloirs. Plus personne dans le grand escalier. Elle n’entend que la musique et ses hauts talons qui tambourinent  le marbre de l’escalier  et du hall qu’elle traverse,  à fière allure.

 

 Elle franchit la grande porte vitrée qui se referme derrière elle,  en un son brutal.  Les lampadaires s’allument. Qu’elle heure est-il ? Sa montre en or platine,  sertie de diamants,  affiche 20 heures 12 minutes. 

 

Elle longe le trottoir sous la pluie. Une pluie fine et glaciale. Le vent agite les branches des arbres. Le ciel est très obscur. Elle a l’impression d’être revenue en hiver ou dans un monde irréel.  Soudain, elle maudit ce temps. Elle aimerait voir le soleil. Partir en vacances au soleil.

 

Les écouteurs grésillent dans ses oreilles. Que se passe-t-il ? Le MP4 n’émet plus la musique. Elle saisit l’appareil, l’observe.  Claire Colombe ne comprend pas pourquoi le MP4 ne fonctionne plus. Il pleut à torrent sur Paris.

 

Claire Colombe, à la démarche vive et aérienne, atteint l’abri bus, en face du boulevard Saint- Michel. Personne.  La pluie aurait-elle chassé les passagers des trois bus qui s’arrêtent à cette station ? Elle regarde à droite, à gauche.. Peu de piétons sur les trottoirs.

 Pourquoi cet embouteillage monstrueux sur les boulevards   Port Royal et  Montparnasse ?

 

A suivre .......

 

Colombe De Blanc - Paix Photo Stock

 

 

 

 

Par clem22 - Communauté : *la*muse*bleue*
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Dimanche 4 juillet 2010 7 04 /07 /2010 10:07

Le Fauteuil vide

 

 

Le Fauteuil vide

par Clémentine Séverin

Ne pouvant plus surmonter les tendances suicidaires répétitives, la narratrice consulte un psychiatre psychothérapeute, le docteur V., sur recommandation du docteur B., son médecin traitant. Elle est en proie à un étrange sentiment vis-à-vis de madame F.C., psychologue psychanalyste avec laquelle elle avait suivi une psychothérapie psychanalytique douze ans plus tôt, pendant cinq ans. Pourquoi la narratrice ressent-elle une telle dépendance envers cette psychologue psychanalyste et éprouve-t-elle le besoin constant de la contacter à travers de longues et régulières lettres?
Les psychothérapies analytiques entreprises quand elle avait trente et un ans et achevées à quarante ans, qu’elle croit effacées de sa mémoire, vont-elles ressurgir au cours de la nouvelle psychothérapie? La narratrice ne va-t-elle pas découvrir l’horreur enfouie dans une partie d’elle-même? En comprendra-t-elle les conséquences terrifiantes sur sa vie et celle de son entourage? Le docteur V., psychiatre psychothérapeute, pourra-t-il enrayer les effets néfastes, toujours actuels, de ces anciennes psychothérapies analytiques, pourtant entreprises avec les soi-disant meilleurs thérapeutes de Paris?
Ce récit composé de lettres et d’extraits de journaux intimes, respecte la chronologie des découvertes et des événements survenus tout au long de cette nouvelle psychothérapie.

> Lire les premières pages
plus
l
a convocation
Un article sur le blog de Martine de Cergy.
Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /2010 05:16

Il y a plusieurs mois que J'échange avec Clémentine Séverin via nos blogs respectifs. J'ai appris à la connaître un peu et j'apprécie beaucoup ses récits publiés sur son site


Clémentine Séverin est assistante sociale. Après un premier roman publié en 2007  "sans visage eau éditions Atelier de presse sans nom" : récit épistolaire de ses pyschothérapie analytique publié en novembre 2007 , elle a publié en  janvier 2009 "La convocation" récit autobiographique.

 

 


L'histoire

Vanessa Germain, assistante sociale, ne veut pas reconnaître qu'elle se sent angoissée et même menacée depuis des mois. Elle n'ose pas se poser de questions sur ce sentiment insécurisant. Dès la rentrée de septembre 2003, elle ne peut plus nier l'évidence, elle est face à un danger. Elle reçoit une lettre de l'Inspecteur d'académie le vendredi 19 septembre. Elle appelle donc l'Inspection académique : l'affaire commence.


Mon avis sur le livre

J'ai lu ce livre très facilement en oubliant qu'il était écrit petit tellement j'ai été prise par le récit de Clémentine où les histoires douloureuses des jeunes qu'elle accompagne se croise avec sa propre histoire. Clémentine s'implique complètement pour les jeunes des lycées et collèges qu'elle accompagne. Elle mène le combat pour eux comme elle l'a menée pour elle même pour vaincre la maladie, cette maladie qui l'a tenue éloignée de ses fonctions quelques temps et qui est à l'origine d'un harcèlement de sa hiérarchie à son retour. Clémentine raconte très bien ce que l'on peut ressentir face à la perversité de sa hiérarchie ou de ses collègues, cette perversité d'une seule personne qui devient contagieuse entraînant agressivité ou indifférence dans son entourage professionnel. Mais Clémentine celle qu'on a voulu exclure, anéantir a mené d'autres combats qui lui ont apporté une grande résilience. Le style de l'écriture est lui même résilience :


"Fermer la porte de la maison, sentir l'espoir en soi comme autrefois. Ne pas se diriger vers l'arrêt de bus, aller dans l'autre sens....."

 

L'emploi de  verbes à l'infinitif pour éviter le pronom "je" montre à quelle point Clémentine a traversé ses évènements dramatiques sans que son "moi" soit réellement affecté et comme si ce n'était pas vraiment elle qui subissait.

Ce livre donnera du courage à tous ceux qui sont victimes de harcèlement, le courage de refuser, de dire "non", de se battre pour faire condamner les coupables.

 


Vous pouvez vous procurer ce livre aux Editions l'HARMATTAN   ICI

à--------- la FNAC, ALAPAGE  pour ne citer qu'eux.......

 

 

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et bien entendu
Sombres miroirs publié en Suisse par la Plume Noire
L'éditeur, un écrivain a aimé le style très particulier de votre bloggueuse.
Article sur le blog de Christophe qui aime mes livres.

samedi, 30 janvier 2010

Le tout dernier de Clémentine Séverin

sombremiroir.JPGClémentine Séverin, assistante sociale, s’est inspirée de son expérience professionnelle et personnelle pour écrire le recueil de nouvelles " Sombres miroirs " publié aux éditions la Plume Noire (littérature) 

Elle a déjà publié en 2007 aux Editions Atelier de Presse " Sans visage et sans nom ", un roman épistolaire fondé sur des psychothérapies psychanalytiques qu’elle avait entreprises quand elle était étudiante en service social. Une révélation sur des pratiques déviantes dans le milieu psy.

En janvier 2009, un roman fondé sur des faits réels, " La convocation ", est paru aux Editions l’Harmattan. L’auteur écrit pour essayer de comprendre les événements vécus soit par les jeunes qu’elle rencontre dans l’exercice de sa profession, soit vécus par elle-même. Ces événements, pour la plupart, reposent sur des paradoxes et sont incompréhensibles. On est halluciné par les conséquences subies par le patient-victime de l'incompétence farouche de certains professionnels détenteurs d'une "vérité" qu'ils ne maîtrisent pas...

Je m'étais déjà fait l'écho de ses précédentes parutions. Ce dernier-né,... Je ne l'ai pas lu. Pas encore. On en reparlera.

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Par clem22 - Communauté : *la*muse*bleue*
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Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /2010 21:37

 

 

 

Elle pose des questions aux contrôleurs. Les contrôleurs la rassurent. Le train a quelques minutes de retard.  Un contrôleur de  très grande  taille et au visage jovial, l’accompagne, en tête du train, et lui propose de porter son panier. Les passagers les laissent passer,  respectueusement.

 

Le train arrive, ouvre ses portes. Une affluence descend et trace son chemin vers les correspondances ou les sorties. Une autre se précipite vers les portes ouvertes. 

Le contrôleur fraie un passage à Rébecca Thorine et monte avec elle dans le RER. Il surveille qu’elle ait bien  une place assise. Il lui met son panier sur ses genoux. Il s’assoit en face d’elle. Il semble la connaître, mais il ne dit rien. Rébecca Thorine ne dit rien, non plus. Elle n’est plus présente. Elle pense  à sa retraite.

 

Elle planifiera ses journées.  Elle ne perdra pas de temps. Elle n’aura pas de temps à perdre. D’ailleurs, elle devrait réfléchir au temps et prévoir une autre thèse sur le temps. Philosopher sur le temps est passionnant. Vraiment passionnant. Personne ne vit le temps de la même manière. Elle a sa manière de le  vivre.  Ce matin, elle n’a pas pris le temps de philosopher. Un manque à son programme de la journée. Elle va planifier ses journées en s’accordant un temps pour philosopher et un temps pour accomplir le travail à faire. Le travail de la maison et du jardin. Un petit jardin, caché derrière l’immeuble,  qui lui rend de grands services. C’est cela. Elle va apprendre dans un premier temps à planifier ses journées comme elle l’a fait ce matin.

 

Rébecca Thorine  descend à la station Port-Royal. Le contrôleur lui sourit. Elle lui sourit, le remercie  et le salue.

 

Sur le parvis, la lumière du matin l’aveugle un peu. Elle sent la fraîcheur du vent  sur son visage. Elle aperçoit les oiseaux à la cime des arbres qui bordent l’avenue Saint-Michel.

 

 

 


Peu de passants dans les rues. Elle est très étonnée. Elle tourne à gauche.  Encore à peine cinq petites minutes pour franchir la grande porte vitrée du Centre régional des œuvres universitaires.

 

La porte est fermée. Pas de soucis. Elle connaît par cœur  le code de la petite porte à droite. Peu de personnels. Quelle heure est-il ? Elle gravit les marches des trois étages lentement tout en portant son cartable et son grand panier.

 

Elle pousse la porte du grand bureau du secrétariat, des responsables du service et assistantes sociales.   Pas de lumière. Le silence. Elle pose son panier sur le bureau des secrétaires. Elle entend un peu de bruit.  D’un pas rapide,  elle se dirige vers le bureau du fond. Une de ses collègues l’accueille. Sa collègue, délicatement, lui apprend que les autres n’arrivent qu’à 9 heures. Rébecca Thorine s’assoit sur la chaise bleue. Regarde sa montre.  Elle n’en revient pas. Elle ne comprend pas. Vraiment !  En plus de trente ans de travail,  elle n’est jamais arrivée une heure en avance !  Elle est très surprise.

 

 

fin

 

 

Clementine Severin c'est mon livre.

 

 

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