Il pleut, ce matin,
Une pluie fine comme du brouillard
Pourquoi les oiseaux ne chantent-ils pas ?
Il pleut, ce matin
Les oiseaux sont dans le ciel
Bien au-dessus des nuages,
Personne ne les voit,
Ils sont mieux, derrière les nuages
Tout près du ciel, tout près des étoiles
Il pleut, ce matin
Les oiseaux ne viendront pas chanter
Derrière la vitre opaque.
Elle ne lui avait pas écrit. Elle ne lui avait pas transmis de message. Elle se disait que la situation allait s’arranger. Elle s’arrangerait d’elle-même. Avait-elle confiance en son destin ? Elle avait confiance aux étoiles et au soleil de la nuit. Elle se disait, qu’elle ne lui écrirait plus, qu’elle ne lui enverrait pas de message.. Les étoiles et le soleil de la nuit, viendraient la chercher avant que le monde ne se déchaîne, qu’il ne devienne complètement fou.
Les étoiles brillaient au dessus des nuages et le soleil de la nuit se cachait un peu, et formait un voile de lumière. Il l’accompagnait sans qu’elle ne le sache. Le monde ne deviendrait pas fou. Elle ne partirait pas derrière le monde, dans la lumière de l’éternité. Elle devait bien le savoir.
Elle ne lui avait pas écrit. Elle ne lui avait pas téléphoné. Il fallait qu’ils soient ensemble pour que les vagues d’ombre disparaissent. Il devait bien le savoir, pour être si proche d’elle quand elle marchait dans la ville. Il était avec elle sans qu’elle ne le sache. Mais elle devait bien le savoir pour ne pas lui écrire et ne pas lui adresser de messages. Avait-il quand même attendu son message ou sa lettre ? L’avait-il attendue dans son grand bureau ?. Il l’avait attendue jusqu’à vingt deux heures. Elle n’était pas venue. Elle était quand même avec lui. Il l’avait attendue jusqu’à vingt deux heures.
Elle est allée dans son jardin cueillir une rose. Elle se disait que cette rose était pour lui, lui qui était tellement gentil. Les oiseaux la déposeraient sur son bureau, un matin de bonne heure. Elle n’en doutait pas. Elle est allée dans son jardin cueillir une rose et les oiseaux l’ont emportée vers son grand bureau, rien que pour lui. Lui qui est tellement gentil. Et quand les oiseaux ont emporté la rose, elle a entendu son rire intérieur. Elle était heureuse de savoir qu’il l’avait attendue, jusqu’à vingt deux heures. Elle avait entendu son rire intérieur et son bonheur était de cueillir une rose de son jardin. Rien que pour lui.
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