L'ancienne co-locataire de Jenny,
Jenny passe ses mains dans ses longs cheveux bruns bouclés. Elle retient un peu son souffle. Assise en tailleur, sur sa chaise en velours bleu, elle est bien. Je sens qu’elle est bien. Le regard de Jenny s’illumine Il capte déjà mon attention, ma concentration. Où va-t-elle me conduire, me dis-je ? Ses yeux gris m’interpellent. Jenny se souvient, cherche les souvenirs dans sa mémoire. Jenny n’est plus là. Elle est partie dans son ancien appartement. Là-bas. Dans une ville où le soleil brille du matin au soir. Du moins, c’est ce que je m’imagine en l’écoutant. . Jenny entend encore la sonnette de l’appartement troubler le silence de cette douce matinée. Une belle jeune femme, blonde, élégante se présente. La belle jeune femme blonde se présente en qualité de co-locataire. Une co-locataire se dit Jenny… Mademoiselle Vera MICHEL s’empresse d’entrer dans le couloir et de visiter l’appartement. . Parfait, parfait dit Vera MICHEL aussi vive que le vent, qui annonce qu’elle ira chercher les clés chez le propriétaire et signer la co-location dans la journée. Dans la soirée, elle emmènera ses affaires confie-t-elle à Jenny qui est surprise que le propriétaire ne l’ait pas avertie de cette visite. La porte se referme. Jenny n’a-t-elle pas rêvé ? Elle est abasourdie par cette visite. Un courant d’air ! Une tornade blonde ! Une voix plus douce que la brise qui souffle et qui annonce une tempête ?
Jenny tourne la tête vers la baie vitrée, cherche du regard l’oiseau qu’elle a vu, les jours derniers, sur l’immeuble d’à côté Je sais qu’elle cherche l’oiseau. Celui qui ressemblait à une palombe Aussi gros qu’une palombe. J’aimerais que Jenny reprenne son récit.
Qui est la co-locataire ? Pourquoi Jenny s’interroge encore sur cette présence ? Non, Jenny ne s’interroge pas sur cette présence. Jenny m’apostrophe. Jenny du haut de son jeune âge
m’assure qu’elle a dû porter plainte contre la co-locataire qui a fini par partir au bout de trois mois. Trois mois de sa vie qu’elle n’a pas compris. Trois mois de sa vie qui se sont envolés
dans l’incompréhension. Trois mois de sa vie qui ont abouti dans un poste de police. Sans regret, sans
scrupule m’assure Jenny qui passe ses mains dans ses longs cheveux bouclés.
la suite bientôt...
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