Vendredi 31 juillet 2009
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L’inconnu
Que s’est-il passé dans la nuit ? Je ne suis plus à l’agence de la protection de la nature et des animaux. Je ne suis plus derrière les platanes de l’arrêt du bus Marceau, caché par les
nuages. Je suis dans un monde inconnu. J’ai longtemps marché, parfois couru, poussé par une force incroyable sur une terre inconnue. Est-ce une terre ? Un lieu, dirais-je, qui m’est
inconnu. Est-ce logique pour un inconnu d’être propulsé dans un monde inconnu ? Peut-être, me dis-je pour me rassurer. Me rassurer de quoi ? Je suis seul dans ce monde. Je ne vois rien à
l’horizon. S’agit-il d’un horizon ? Non. Il ne s’agit pas d’un horizon et il ne s’agit pas d’une terre. Un monde de nuages lumineux. Une vallée de nuages lumineux, soyeux, parfumé d’eau de
roses. Des roses bleues et jaunes. Des oiseaux de toutes les couleurs. Des arbres de nuages. Rien que des nuages. Une brume infinie. Une brume bleue et blanche parfumée à l’eau de roses.
Que sont devenus, Linou le petit écureuil roux, le lapin géant , la boulangère, son ami Pierre, Alexis et Bernardin ? Comment oublier cette nuit-là ? Elle s’est incrustée dans mon être
entier.Linou, le petit écureuil roux discutait avec la lumière, une lumière bleue et dorée qui avait envahi l’agence de la protection de la nature et des animaux La boulangère a tout de suite
reconnu l’ange bleu. Il s’agissait, en effet, de l’ange bleu. L’ange bleu entouré d’oiseaux de toutes les couleurs. Une nuée d’oiseaux de toutes les couleurs virevoltaient autour de l’ange
bleu. Une nuée d’oiseaux et de nuages blancs et bleus plongeaient Linou le petit écureuil dans une sorte de rêve, de féerie. Martin l’oiseau jaune et bleu qui s’était réveillé tourbillonnait dans
la pièce, heureux de voir son ami, l’ange bleu. L’ange bleu a quitté la pièce et je suis sorti avec lui. Il m’a invité sur son nuage étincelant. Le nuage m’a déposé, aux aurores, sur cette terre
magnifique. Tout est beau ici. La lumière. Une lumière jaune et dorée du soir au matin et du matin au soir. Un monde féerique. L’ange bleu m’a dit en partant, que Linou le petit
écureuil roux et Martin l’oiseau bleu détenaient la potion magique qui combattrait la maladie des arbres et des oiseaux de la ville. Il leur suffirait de chanter sa chanson pour que refleurisse
le printemps. Les voyous à col blanc qui avaient contaminé volontairement les arbres et les oiseaux, iraient en enfer. Ils périraient dans les flammes de l’enfer dès que Linou et Martin les
auraient trouvés. Ils n’étaient pas très loin. Ils se cachaient dans les caves de la résidence-forteresse de l’agence de la protection de la nature et des animaux, convaincus que personne ne
viendrait les chercher à cet endroit. L’ange bleu avait laissé le message à Linou et à Martin, sur un pétale de rose bleue. Ils cueilleraient la rose bleue, le matin, aux aurores, sous le
platane de l’abribus de l’avenue Marceau, en allant se promener dans la ville. Ils liraient le message et donneraient la rose bleue à la boulangère, en son souvenir. Le souvenir de l’ange bleu et
de la vallée verte.
fin du premier chapitre.

Par clem22
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