Linou le petit écureuil roux
Je ne dors plus depuis la disparition de Pierre, le lapin Géant. La nuit, le jour, je mène mon enquête pour le retrouver. Des pistes ? Bernardin et Alexis de
l'agence de la protection de la nature et des animaux, avaient pensé à madame Geignard, sortie de la prison du souterrain de l’Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul. Est-ce elle qui a kidnappé
notre cher Ange, Pierre le lapin géant ? Maintes recherches ont été entreprises, en vain. Pas de traces de madame Geignard dans la ville et ses environs. Martin, l’oiseau jaune et bleu
a fait le guet nuit et jour à la cime du platane. Il n’a pas aperçu de camion qui ressemblerait à celui décrit par la boulangère. Rien. La ville, durant les vacances est un grand désert. Rien
qu’un lourd silence étourdissant, aveuglant.
Martin n’a pas seulement fait le guet. Il a téléphoné avec son bec sur l’Iphone G3 et passé des mails dans toute la France, à ses amis internautes. La réponse était presque identique. Pas
de traces de Pierre, le lapin géant. Une piste a été soulevée dans l’Indre, par une certaine Valentine. Martin, a dépêché une troupe d’oiseaux jaunes et bleus pour se rendre sur place. Ils ont
survolé la maison de Valentine et ses environs. Rien. Ils ont survolé l’Indre. Pas de traces. Rien. Martin a lancé son S.O.S. auprès de ses amis partis à l’étranger. Un certain Belbe dans un pays
très, très lointain a assuré à Martin que s’il apercevait Pierre le lapin géant, il se ferait une joie de le ramener en France.
D’autres amis, ont répondu que madame Geignard ne devait pas être concernée par ce kidnapping. Ils défendaient presque la Geignard. Des avocats du diable vous
dis-je ! Ils ont même déclaré que Pierre le lapin géant devait cuire dans une casserole.. Des avocats du diable !
Aucune piste sérieuse du côté des amis de Martin, l’oiseau jaune et bleu qui se désespère de ne plus voir son ami, son grand ami, Pierre.
J’ai notamment appelé mes amis et envoyé des mails. Pas de piste. Une amie m’a conseillé de faire appel à Maigret. Or, Maigret fait partie de la police et la police nous a rit au nez. Du moins, elle s’est moquée de la boulangère. Puis il me semble que le commissaire Maigret n’est qu’un personnage de romans d’un écrivain d’antan.
Je suis revenu vers la boulangerie de l’avenue Marceau. J’ai poussé la porte. J’ai senti une odeur bizarre dans la boulangerie. J’étais stupéfait de sentir une telle odeur. Je me suis souvenu d’un mail d’une amie internaute. "Et si c’était cette boulangère qui faisait cuire, Pierre le lapin géant, dans une cocotte ?"..
La boulangère n’était pas là. Un épicier la remplaçait. Je lui ai demandé qu’elle était la nature de cette odeur qui envahissait la boulangerie. Il m’a répondu sur un ton catastrophé que depuis ce matin l’odeur envahissait la boulangerie et l’immeuble. Il avait l’impression qu’une fête se préparait dans l’immeuble. Il entendait beaucoup de bruits. Beaucoup d’allers et venus dans l’immeuble. Des gens venaient et repartaient à pieds en se cachant le visage. Ils ne voulaient pas se faire remarquer. Avaient-ils peur ? De quoi auraient-ils peur ?
Une idée a surgi de mon esprit. Je suis sorti de la boulangerie aussi rapidement que j’y suis entré. J’ai traversé l’avenue. J’ai appelé Martin qui était toujours à la cime du platane. Martin était content de me retrouver. Il commençait à se sentir seul dans cette ville. Je l’ai informé des propos de l’épicier qui remplace la boulangère, des odeurs de grillades qui envahissent la boulangerie et l’immeuble. Des allers et venus de gens très mystérieux. Martin ne comprenait pas. Il n’avait rien vu, rien senti, rien entendu. Il avait demandé à un de ses amis oiseau, Victor, de guetter l’immeuble. Et Victor ne lui avait rien dit. D’ailleurs, il n’avait pas de nouvelles de Victor depuis ce matin, aux aurores.. Martin m’a accompagné vers la cachette de Victor et nous l’avons trouvé mort dans son nid.
Que s’est-il passé ? Cette mort ne semble pas naturelle. Nous entendons des pas. Nous nous cachons en vitesse derrière les arbustes. Nous entendons des voix. Des voix terrifiantes. Nous voyons des visages masqués. Je grimpe dans les arbustes. Je n’ai plus peur. Martin s’envole et appelle Bernardin et Alexis à l’agence de la protection et de la nature.
A suivre…..
P.S. : Voir les pages 1 et 2 en haut à droite, pour ceux qui ne les ont pas lues.. Une autre histoire vous attend. Un court récit.

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