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La boulangère
Avenue Marceau
Chers lecteurs, chères lectrices,
Je n’ai pas beaucoup de temps pour écrire. Je prends cinq minutes ce matin pour vous adresser cette lettre. Le temps est
merveilleusement beau. Un soleil éclatant sous un ciel bleu. Une promesse de l’infini ? J’aimerais, j’aimerais.
Un espoir de l’infini ? J’aimerais, j’aimerais. Nous aimerions, tous, que la grisaille disparaisse de nos vies. Ne
pensez-vous pas ? Linou le petit écureuil roux qui voulait repartir dans son monde n’est pas reparti. Il représente une promesse de l’infini. Il a discuté avec Loïc et Léonard, les petits
danseurs pour la paix du monde, à l’arrêt du bus Marceau. Ils ont cherché une solution pour que les arbres ne soient plus aussi tristes dans cette avenue et dans l’avenue de la République. Ils
ont cherché une solution pour les oiseaux du parc au coin de la rue Jean-Pierre Timbaud et de l’avenue de la République. Les oiseaux du parc ne
mourront pas, j’en suis certaine. Ce soir, Linou et les petits danseurs auront trouvé la solution pour remédier à un tel désastre. J’en suis
convaincue. Le soleil et le ciel bleu, les nuages blancs qui voguent dans le ciel, le prédisent. Ils rayonnent en un espoir infini. Ils ne peuvent pas nous trahir, trahir de beaux oiseaux, des
êtres innocents. J’entends, dans le jardin en face de ma fenêtre, Martin, l’oiseau jaune et bleu chanter. Martin est mon ami. Il ne m’a jamais abandonnée
et il a écouté ma plainte quand je me suis aperçue que les oiseaux du parc du coin de l’avenue de la République et de la rue Jean-pierre Timbaud encouraient un très grave danger. Il chante dans
le jardin.
Dans l’attente de vous communiquer d’autres informations, croyez, chers lecteurs et chères lectrices, en ma
considération la plus sincère.
La boulangère.
Publié le 29/06/2009 à 11h44